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Alain LEDAIN - Partages, pensées, réflexions...

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L'économie de communion

Le contexte

L’économie se trouve actuellement à un carrefour : le processus de mondialisation peut soit offrir de nouvelles chances à tous les exclus du bien-être, soit transformer le monde en un grand supermarché, où l’unique forme de relations humaines est le rapport commercial, et où tout devient marchandise.

L’ÉDEC est une des réponses suscitées par l’Esprit pour relever ce défi.

Les valeurs de confiance, de don et de fraternité peuvent être intégrées dans les comportements économiques.

Le partage des bénéfices

Les entreprises en constituent l'épine dorsale de l’ ÉDEC. Elles répartissent  leurs bénéfices librement vers :

1.    Les personnes défavorisées.

L’ÉDEC propose à des personnes éprouvées par des difficultés économiques graves ou de réelles carences (quant à la formation, quant aux droits…), un accompagnement basé sur le principe de subsidiarité et surtout sur la réciprocité. Au pauvre on offre d’abord une nouvelle relation, ensuite survient l’aide matérielle. Le premier soin est la relation même.
L’ÉDEC n’est pas un projet d’assistance, mais un projet où c’est la communauté qui résout ses problèmes, assistée subsidiairement par les bénéfices des entreprises.

2.    La culture du don.

Parmi les idées essentielles de l’ÉDEC, il y a la conviction que, sans une culture nouvelle, on ne peut pas engendrer une économie nouvelle. Les comportements économiques sont toujours l’expression d’un style de vie, d’une vision du monde.
En conséquence, dès la première inspiration de Chiara Lubich, il a été dit qu’une partie des bénéfices des entreprises serait destinée à la formation à la culture du don.
Dans des structures de formation, les personnes, pauvres et moins pauvres, se forment à une culture de la réciprocité, sans laquelle la communion ne pourra jamais devenir un style de vie courant.

3.    L’autofinancement de l’entreprise.

L’ÉDEC prend en compte le besoin de financer les investissements nécessaires à la pérennité de l’entreprise, pour qu’elle puisse continuer à créer de la richesse, des biens, des services et des emplois. Offrir un emploi, surtout dans les pays les plus pauvres, est une réelle forme d’aide aux personnes et aux communautés.
Les actionnaires restent bien sûr libres d’affecter selon leurs choix les dividendes qu’ils perçoivent. Ils peuvent par exemple les conserver, ou donner tout ou partie dans le cadre de L’ÉDEC.
Il est donc exclu qu’un prélèvement excessif des bénéfices pour le don mette en danger l’entreprise.
L’ÉDEC n’impose aucune forme juridique à l’entreprise, mais elle lui rappelle sa vocation de communauté de personnes, créatrice de développement humain et de bien commun.

A propos de la culture du don

Les acteurs de l’Economie de communion dans l’entreprise – les chefs d’entreprise, les actionnaires, et, selon les cas, certains salariés – sont inspirés de principes enracinés dans une culture différente de celle qui prévaut aujourd’hui dans la pratique et la théorie économique. Cet esprit se définit comme une « culture du don », à l’opposé de la « culture de l’avoir ». Les plus démunis participent à cette même culture du don, en lien avec des membres des Focolari.

Cette culture du don ne doit pas être considérée comme une forme de philanthropie, car c’est l’essence même de la personne d’être « communion ». Par conséquent, tout don, tout acte de donner ne créée pas la culture du don. Il existe un don qui est contaminé par la volonté de pouvoir sur l’autre, qui cherche à dominer et même à opprimer des personnes et des peuples. C’est un don seulement apparent. Il y a un don qui cherche satisfaction et complaisance dans l’acte même de donner. Au fond, il est expression égoïste de soi et, en général, il est perçu, par qui en bénéficie, comme une offense, une humiliation.

Il existe aussi un don intéressé, utilitaire, présent dans certaines tendances actuelles du néo-libéralisme qui, au fond, cherche toujours son propre avantage.

Et enfin il existe une façon de donner que, nous chrétiens, appelons évangélique. Ce don s’ouvre à l’autre, dans le respect de sa dignité. Il suscite, dans la gestion d’une entreprise, l’expérience de « donnez et vous recevrez » : ce principe peut se manifester par un marché inattendu, une entrée imprévue, l’idée d’une solution technique innovante ou d’un nouveau produit.

Témoignages

Dans le Nord, des jardiniers semeurs de partage

Entretien avec Laurent Thiéry, Chef d’une entreprise de charpente couverture près d’Arbois (Jura)

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